Nous organisons la médecine de l'imprévu
Fondée en 2025, Ma Plateforme Santé édite la solution qui le rend pilotable : accès aux soins non programmés, salle d'attente numérique, qualification du motif, orientation vers une consultation ou une téléconsultation, et dossier médical structuré par notre IA souveraine Mélia+.
Médecins et ingénieurs, main dans la main
Pensé par et pour des médecins, développé par des ingénieurs healthtech qui connaissent la santé numérique, le terrain et les contraintes réglementaires.
Repeat founder HealthTech & Advisor
22 ans de tech. Product executive de Licorne
ISTY (École d'Ingénieurs de l'Université Paris-Saclay). ESCP Europe
CTO hands-on, Expertise IA médicale, architecture
souveraine, conformité HDS et dispositif médical.
EPITA, spécialisation IA.
Médecin généraliste à Annecy, pionnier de la téléconsultation.
Médecin de Docson the road auprès de patients fragiles.
Conférencier télémédecine et santé numérique.
Notre équipe médicale est à la source de votre vision produit, pour que chaque fonctionnalité serve d'abord la pertinence et la qualité du soin autant que du parcours patient. C'est aussi la raison pour laquelle nous nous appuyons sur la littérature scientifique.
La genèse : piloter le flux patient, et pas seulement l'agenda
L'imprévu se joue avant la consultation. Tant que le flux entrant n'est pas piloté, la structure le subit : standard saturé, accueil débordé, créneaux pris en double.
Dans 78 départements sur 96, soit 74 % de la population, il fallait, en 2025, plus de 4 jours pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste. Et la tendance s'aggrave : entre 2023 et 2025, il a augmenté dans 45 départements.
Ce chiffre traduit une logique d'agenda : celle du prochain créneau disponible. Or un patient dont la fièvre persiste depuis deux jours ne cherche pas le prochain créneau libre. Son besoin relève de la médecine de l'imprévu : un motif sans caractère d'urgence vitale, mais qui ne peut pas attendre ce délai. Toute la difficulté tient dans cette nuance : non pas caser le patient dans le prochain trou de l'agenda, mais organiser, tout simplement, une prise en charge rapide.
Aujourd'hui, les créneaux sont déjà pris. Le patient, lui, ne se déplace pas s'il n'est pas certain d'être pris en charge ; et s'il joint le secrétariat, celui-ci doit trancher en quelques secondes. Face à un motif inquiétant, beaucoup de médecins bousculent alors leur planning pour recevoir dans la journée.
C'est précisément ce que nous changeons chez Ma Plateforme Santé.
Une solution qui s'appuie sur la Recherche scientifique
Le problème que nous adressons est documenté depuis vingt ans par la recherche française et internationale. Nos choix de conception ne sortent pas d'une intuition produit : ils répondent à des limites établies par les travaux publiés.
-
Un flux massif, traité comme une exception
En France, 79 % des praticiens délèguent la permanence téléphonique au secrétariat et 67 % ont mis en place une organisation spécifique, le plus souvent des créneaux dédiés1. Au Royaume-Uni, 60 % de l'activité de premier contact du NHS relève du jour même, sans filtrage de la pertinence avant allocation3. Un flux de cette ampleur, et par nature aléatoire, entre en collision avec des organisations bâties autour du rendez-vous.
-
Les créneaux dédiés atteignent vite leur limite
Le modèle de référence, l'accès avancé de Murray et Tantau, a des effets reconnus : délais réduits dans 83 % des études, non-venues en baisse dans 67 %, recours aux urgences en recul dans 75 %4. Mais les preuves restent contrastées : une cohorte danoise de 161 901 patients contre 287 837 témoins n'observe aucune différence significative après implantation5.
-
Réserver de la capacité se paie
Beaucoup de cabinets anglais ont interprété l'accès avancé en réservant jusqu'à 70 % des créneaux au jour même, obligeant les patients à appeler dès l'ouverture et rendant la réservation à l'avance impossible6. Et plus la part de rendez-vous du jour même est élevée, plus la satisfaction patient baisse7. Figer une offre face à une demande imprévisible ne règle rien.
-
Ce n'est pas la capacité qui manque, c'est la maîtrise des arrivées
C'est le résultat le plus structurant pour notre produit. Modélisé comme un système de files d'attente, un cabinet où les patients arrivent toutes les 7,6 minutes pour des consultations de durée variable voit l'attente maximale dépasser 200 minutes, et des arrivées désordonnées ajoutent jusqu'à 30 minutes d'attente moyenne8. Le levier est la maîtrise des arrivées, pas l'ajout de capacité.
-
Le routage du flux est un gisement d'efficience
Un modèle de flux en réseau appliqué à une clinique accueillant des visites non programmées ramène l'attente moyenne de 21,4 à 17,8 minutes, en réorientant les patients non programmés dès que l'attente devient excessive, les patients programmés étant plus difficiles à déplacer9. Le gain vient de la reconfiguration du routage, pas de ressources supplémentaires.
-
Le triage reste en amont, déconnecté du flux
Le triage téléphonique humain mobilise un temps médical significatif sans piloter le flux physique qui suit, comme l'a montré l'essai ESTEEM sur 16 211 patients10. Les outils d'IA, déjà déployés en Suède et en Finlande3, restent eux aussi de simples trieurs amont. La recherche elle-même n'étudie qu'un maillon à la fois : prise de rendez-vous, triage ou téléconsultation11. Personne n'intègre la chaîne complète.
-
Ce qui coûte cher, ce n'est pas le changement, c'est la réorganisation
Dans huit cabinets anglais suivis par une étude ethnographique, les structures modifient sans cesse leur système d'accès ; la complexité qui en résulte désoriente les patients et alimente insatisfaction, stress et hostilité12. Ce n'est donc pas le changement qui échoue, c'est le réglage sans fin. Une organisation qui fait gagner du temps doit tenir dans une décision, pas dans un chantier permanent.
Littérature scientifique
Les douze travaux sur lesquels s'appuie cette page. Chacun est cité dans le texte ci-dessus.
- Gestion des soins non programmés en médecine générale dans le secteur du Sud-Gironde. Thèse d'exercice, Université de Bordeaux, 2020, publiée dans Santé Publique, 2021/4. Consulter
- Chaput H., Monziols M. et al. Plus de 8 médecins généralistes sur 10 s'organisent au quotidien pour prendre en charge les soins non programmés. DREES, Études et Résultats n° 1138, janvier 2020. Consulter
- Benchmarking Artificial Intelligence vs General Practitioners Decision-Making in Same-Day Appointments Triage : A Mixed-Methods Study in UK Primary Care. medRxiv, 2025. DOI 10.1101/2025.06.11.25329441. Consulter
- Advanced Access Scheduling in Primary Care : A Synthesis of Evidence. Revue systématique de la littérature 1999-2018, 18 études incluses, 2020. PMID 32398527. Consulter
- Bang M. et al. Advanced Access scheduling in general practice and use of primary care : a Danish population-based matched cohort study. BJGP Open, 2020 ; 4(5). DOI 10.3399/bjgpopen20X101091. Consulter
- Challenge of same-day access in primary care. PMC4430049. Consulter
- Relationship between the volume and type of appointments in general practice and patient experience : an observational study in England. PMC11966529. Consulter
- Small Changes in Patient Arrival and Consultation Times Have Large Effects on Patients' Waiting Times : Simulation Analyses for Primary Care. IJERPH, 2023 ; 20(3) : 1767. DOI 10.3390/ijerph20031767. Consulter
- Improving Patient Flow in a Primary Care Clinic. Operations Research Forum, 2022. DOI 10.1007/s43069-022-00152-w. Consulter
- Campbell J. et al. Telephone triage for management of same-day consultation requests in general practice (the ESTEEM trial) : a cluster-randomised controlled trial and cost-consequence analysis. The Lancet, 2014. Consulter
- Access systems in general practice : a systematic scoping review. British Journal of General Practice, 2024 ; 74(747) : e674. Consulter
- Access to general practice appointments and sustainable change : a focused ethnographic case study. British Journal of General Practice, 2026 ; 76(764) : e204. Consulter
Échangeons sur votre projet
Centre de santé, MSP, centre de soins immédiats : nous ouvrons notre programme pilote aux structures qui veulent organiser la médecine de l'imprévu.